Ferdinand THERON....

FERDINAND THERON (5 Mai 1834 à Moux-décédé 1°Aout1911 à Moux).

Propriétaire aisé, héritier de la famille Théron qui avait en charge depuis des décennies les relais de la Poste sur le Chemin Français.

Déjà en 1870, il fut l'un des huit anti-plébiscitaires de l'Aude à dénoncer le manifeste de Napoléon III. Compagnon d'Omer Sarraut dès 1855

Le combat de sa vie fut l'opposition à l'empire, ce qui ne l'empêcha pas d'être élu au conseil Municipal de Carcassonne. Il s'engagea dans la campagne anti plébicitaire de 1879. Conseiller général de l'Aude pour le canton de Capendu, apprécié pour la fermeté et la sincèrité de ses convictions. Inscrit sur la liste Radical Socialiste du 4 octobre 1885, il s'associa à la liste républicaine du deuxième tour et fut élu troisième sur cinq candidats. En septembre 1889 il fut élu au premier tour dans la circonscription de Carcassonne, face au Radical Wickersheimer. Lors des grèves de Carmaux, évènement qui émut les populations du Midi, il rendit visite aux mineurs, obtenant d'eux une modération dans ce conflit qui permit de sortir de cette crise. Le redécoupage de la circonscription de Carcassonne en 1893 lui fut fatal et il échua de 600 voix contre Marty.

Mais en mai 1898, au premier tour de scrutin, il triompha du même Marty. Il renouvella sa législature en Avril 1902 contre d'Ouvrier. Il fut désigné comme candidat aux sénatoriales de Janvier 1903 et fut élu. Il siège au Palais Bourbon à l'extrême gauche et ses votes ont toujours conforté son libéralisme, il fut l'un des quarantes élus qui refusèrent d'avaliser la discussion d'une nouvelle émission d'e valeurs pour la compagnie de Panama (qui deviendra plus tard le fameux scandale). Il cèdera sa place en 1910. Il fut aussi, fidèle à ses convictions l'un des rares élus à renoncer au cumul des mandats en quittant le conseil général dès son élection à la chambre en 1885.

Il fut l'administrateur des Hospices de Carcassonne de 1882 à 1885.

Il fut l'un des rares politiques de son temps qualifié à la fois d'intègre, digne, courtois mais ferme dans ses convictions républicaines. Il est certainement l'un des rares à ne pas avoir bénéficié d'avantages dans l'application de sa politique mais à avoir tout au contraire financé de ses deniers son engagement politique.