De l'Empire Romain au partage des bénéfices

Contexte Régional

Après des siècles, d'invasions Wisigothes, Franques, Arabes, le pays retrouve sa stabilité vers le 9°Siècle. Opportunément associée aux envahisseurs Francs de Clovis dès le V° Siècle, l'église, va s'imposer comme la seule organisation à la fois temporelle et spirituelle. Elle partage dès lors les terres en " bénéfices ", d'où la prolifération d'églises décimaires sur les terres habitées et cultivées.

 

Le coeur de Moux, dominant l'antique voie romaine, le Fort, l'église.

 

Le territoire actuel de Moux était divisé en deux paroisses Albas, et Moux et trois églises, car la paroisse d'Albas comprenait dans son décimaire l'église de St Pierre d'Alaric. Il ne faut pas chercher plus loin l'adage Mouxois "entre l'Aric et l'aricou (lé ritou, le recteur) ya la fourtuno de très seignous". Ces trois terroirs dépendaient du diocèse de Carcassonne, une dernière modification fut apportée en 1333, Carcassonne abandonna la paroisse de Moux au profit de l'Archevêque de Narbonne. Il renonça ainsi d'inclure l'Abbaye de Lagrasse dans son diocèse. Elle restera dans le Diocèse de Narbonne jusqu'au Concordat de 1802 pour revenir au Diocèse de Carcassonne, Doyenné de Trèbes.

Paroisse de Moux

Moux église St André, les revenus du recteur de Moux étaient évalués pour la décime à 40 livres.
Les informations datant de la fin du siècle dernier situent sa reconstruction à 1835, ce qui correspondrait à l'augmentation significative de la population à cette époque là. Les assises nord de l'église semblent constituer les bases de murs de défense de l'ancien Fort.C'est donc sous le vocable de St félix que l'église fut consacrée en 1835. Le 30 Brumaire an V, l'église St André, en très mauvais état est rendue au culte, il existait en outre une masure ayant servu de chapelle laquelle a été vendue comme effet national. Par décret du 30 Septembre 1807, l'eglise de Moux fut erigée en succursale avec traitement de 500 francs pour le desservant, à la charge de la commune.

Ave Maria, Revenus Décimaires et des droits temporels Evêché de Carcassonne , le 8 des Ides de Mars 1269, Bernard de Capendu, jean Alibert, recteur et Pierre Amat notaire font les recherches sur les doits épiscopaux pour les églises du diocèse. De Mossio, en l'absence du chapelain de Moux, jean BENOIT a prêté serment et déclaré quels sont les droits de l'Evêque ce Carcassonne pour l'Eglise décimaire (Archiprêtré Bitero Minors), Arnaud Rayssac et Rossignier de Moux confirment. Locus Beati Andrae, ecclesia parrochialis de Mossio.

Eglise St André, son territoire ne comprenait que la partie orientale de la commune actuelle. Les revenus du recteur de Moux étaient évalués pour la décime à la somme de 40 livres. Interrogation, si Mgr Elie Griffe nous donne St André comme patron de Moux dans "Les Anciens Pays de l'Aude. Son église, incluse dans le périmètre du fort de Moux est récente, certainement 17° Siècle vu ses dimensions, Marcel Durliat qui dressa un inventaire des églises du Languedoc se souvient de l'avoir visitée, mais n'en a retenu aucun élément significatif (correspondance D Deville). La chapelle du château a dû servir de base à l'édification de l'église actuelle, ce qui explique la rupture d'architecture dans les assises de cette église. La chapelle du chateau de Mouxéquivoque demeure.Jean d'Azans figure comme recteur de la paroisse de Moux en 1696 avec son blason "de gueules à une fasse fuselée d'or et de gueules" dans d'Hozier. Scévole Bée fera un sort à cette église qui servira de théâtre aux amours (platoniques) de Sébastien l'aveugle sorte de Quasimodo local, sonneur de cloches, avec la belle Isabelle de Laval.

La maison d'Aban reçut les terres de Moux de Simon de Monfort lors de la croisade de 1210. Lettres du Roy St Louis en 1250 "il mande de déliurer à Guillaume d'Aban et Raymond son frère la somme de 28 livres". 1269 "Cy sont les chevaliers qui durent aler avec le Roy, outre-mer, et les convenances qui furent entre eux et le Roy. Mgr Raymond Aban somme de 912 livres tournois (cité par Joinville). 1481, Louis et Jean D'Aban sont seigneurs de Moux. 1498 Avril 23, "Jean de Narbonne et... transigèrent que François Clarion et Jean d'Aban héritiers de Jean d'Aban seigneur de Moux, pour raison de 10 livres pour raison de 10 livres que noble Pierre de LARA dont les pupilles prétendent être l'héritier. 1557 Dénombrement de François d'Aban d'un fief à Moux, sous l'hommage du Roy, avec toute juridiction. 6 fèv 1670 Jean François d'Aban, maintenu dans sa noblesse avec ses frères et ses neveux. François d'Aban seigneur et baron de Moux épouse (5 avril 1651) Claude de Cassagnes il eut un fils François d'Aban de Moux, ses armes : "d'argent, à la fasse d'azur, chargée de trois fleurs de lis d'or", ces armes ne sont plus celles d'origine de la famille d'aban "de sinople à deux fasses d'argent à deux bandes de gueules brochant sur le tout, accolé de sable à deux fasses d'or et deux bandes d'azur brochant le tout" données par d'Hozier. en 1709, François d'Aban est qualifié de cy-devant baron de Moux, ce qui doit faire supposer que la terre de Moux était sortie de son patrimoine.

 

 

 

 

 

 

Blason d'origine de la famille d'Aban

1703- La communauté des habitants du lieu de Moux "un pal fuselé d'argent et d'azur", c'est ce blason qui figure sur le monument du poids public dit "la bascule".1722- Anne d'Alibert fait hommage pour la baronnie de Moux. M. d'Orbessan président au Parlement de Toulouse est seigneur de Moux. 1789-jean Baptiste de Portal seigneur de Moux vote dans l'assemblée de la Noblesse de la Sénéchaussée de Carcassonne pour les états généraux de 1789. 1802 Charles Portal de Moux.

Pendant les guerres de religion 1577/1594, Moux sera acteur du conflit entre Montmorency gouverneur du Languedoc et Joyeuse, catholique intransigeant et chef ligueur. Le 11 Mars 1577, c'est le capitaine Fournier qui occupe Moux, indéfendable au point de vue militaire, mais très important pour la surveillance de la communication Narbonne/Carcassonne. Il en sera rapidement délogé par Anne de Joyeuse. En 1586, la troupe de Montmorency est signalée à Moux. En 1589, la troupe de Joyeuse occupe à nouveau Moux ! C'est la période des "guerres de course". A cette période d'insécurité va succéder la peste, qui de manière endémique sévit depuis le XII° Siècle. La paix sera signée en 1596 entre Montmorency et Joyeuse. (Sources: Elie Griffe, Mahul, Jourdanne, Marcel Durliat, Joseph Euzet.)

Moux, église paroissiale dédiée à St Félix, sénéchaussée de Carcassonne-Locus de Musacio 827 (arch. Aude H9)-Musiaci villa 827 (H11) - Villa que vocatur Mocio 1036 (Bibli. Nat ms lat 5211d, n°5)- Villa de Musso 1110- Villa de Moscz, 1215 - Mozanum, 1341 (arch. Aude H41) - Rector de Mossio, 1351 (arch. Vat) - Mos, xivs.(arch. com Narbo. AA108), Villa de Motz, 1224-xv°S (Arch aude H8)- Villa de Mosis, 1282-xv°s- De Muso, 1521 (Cros-Mayrevielle, Hist comté Carc.) - le lieu de Mossié, 1389-1589 (bibli. Carc) - Mous 1595 (Arch Aude dioc Narb) - Moux, 1781 (C. dioc. Narb). p 270 Dictionnaire topographique du département de l'Aude- abbé Sabarthès 1912.

Le château remonte au plus au XVI° siècle, Cette ancienne église était fortifiée jusqu 'en 1842 ( le Fort). L'actuel clocher etait une des anciennes tours du chateau, sa cloche est de 1837. Dans l'eglise, deux tableaux signés Xavier 1866. l'abside semble être l 'ancienne eglise, un arc de triomphe separe la nef de l'abside, les pilliers n'ont pas d'arcs doubles, ils s'arrêtent au plafond, signant la simplicité et l'époque tardive de cette construction. La voute est à 10m30 de hauteur. (Gerard Jean-dict encyclopedique aude)

 
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